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Parcours immobilier succession

Bien immobilier hérité : vendre, conserver, louer ou attribuer ?

L'immobilier est l'actif le plus lourd et le plus conflictuel d'une succession. Comparez en quelques secondes les cinq issues possibles et leurs conséquences successorales, fiscales et financières : droits de succession, plus-value, droit de partage, IFI, fiscalité locative et soulte. Tester notre parcours immobilier simplifié (parcours complet à retrouver dans notre offre Assistant succession)

Comparateur gratuit

Comparez les 5 scénarios en 30 secondes (et leur coût)

Version simplifiée et gratuite : renseignez quatre informations, le comparateur chiffre chaque scénario (TMI à 30%).

Valeur dans la succession
400 000 €
Score de complexité
6Intermédiaire
Rendement net si location
1,6 %

Vente du bien

1 592 €
Prix de vente retenu
400 000 €
Droits de succession estimés
1 592 €
Plus-value immobilière
Exonérée / nulle
IFI après vente
0 €
Coût fiscal global
1 592 €
Net réparti entre les héritiers
398 408 €
  • Solde définitivement l'indivision et transforme un actif illiquide en liquidités partageables.
  • Sortie de l'assiette IFI et fin des charges de propriété.
  • Bien démembré : la vente exige l'accord de l'usufruitier et des nus-propriétaires (art. 815-3 et 621 du Code civil).

Conservation du bien

1 592 €
Quote-part de chaque enfant / héritier
112 000 €
Droits de succession estimés
1 592 €
Charges annuelles + taxe foncière
2 300 €
IFI annuel après succession
0 €
Droit de partage si partage ultérieur
10 000 €
Coût de la 1re année (droits + charges + IFI)
3 892 €
  • Conserve un bien de famille et son potentiel de valorisation.
  • Aucun droit de partage tant que l'indivision est maintenue (le droit de 2,5 % n'est dû qu'au partage).
  • Qui paie quoi ? Les charges courantes, la taxe foncière, l'assurance et les charges de copropriété se répartissent entre indivisaires au prorata de leurs droits ; l'indivisaire qui occupe seul doit une indemnité d'occupation à l'indivision (art. 815-9 du Code civil).

Location du bien

5 953 €
Loyer annuel brut
13 200 €
Charges + taxe foncière
2 300 €
Revenu net avant impôt
10 900 €
Régime fiscal
Micro-foncier (abattement 30 %)
Impôt sur le revenu estimé
2 772 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)
1 589 €
  • Les loyers financent les charges et, le cas échéant, les droits de succession.
  • Solution d'attente utile quand les héritiers ne sont pas d'accord sur la vente.
  • Mettre un bien en location exige l'accord des indivisaires représentant au moins 2/3 des droits pour un bail d'habitation (art. 815-3 du Code civil) ; un bail commercial ou rural exige l'unanimité.

Attribution à un héritier

11 592 €
Valeur du bien retenue
400 000 €
Valeur entrant dans la succession
400 000 €
Part théorique de l'attributaire
112 000 €
Soulte à verser aux autres héritiers
288 000 €
Droit de partage (2,5 %)
10 000 €
Droits de succession estimés
1 592 €
  • Sort définitivement de l'indivision au profit d'un seul héritier : gestion simplifiée.
  • L'attribution préférentielle du logement ou de l'exploitation peut être demandée (art. 831 et s. du Code civil).
  • Financement de la soulte de 288 000 € : épargne, prêt bancaire ou paiement échelonné garanti dans l'acte.

Attribution au conjoint survivant

10 000 €
Valeur du bien retenue
400 000 €
Droits successoraux du conjoint sur le bien
96 000 €
Quote-part déjà détenue par le conjoint
0 €
Soulte due aux autres héritiers
304 000 €
Droit de partage (2,5 %)
10 000 €
Droits de succession du conjoint
0 € — exonération (CGI, art. 796-0 bis)
  • Sécurise le maintien du conjoint dans le logement, sans droits de succession à sa charge.
  • L'attribution préférentielle de la résidence principale du conjoint est de droit lorsqu'il l'occupait (art. 831-2 et 831-3 du Code civil).
  • Le conjoint doit financer une soulte estimée à 304 000 € : vérifier ses liquidités et l'impact sur son train de vie.

Ce parcours fournit des pistes de réflexion et des estimations indicatives fondées sur les règles françaises en vigueur (Code civil, CGI). Il ne constitue pas une consultation juridique ou fiscale : toute décision doit être validée par un professionnel habilité (notaire, avocat, fiscaliste).

Méthode

Les 5 issues possibles pour un bien hérité

Chaque option se juge sur trois plans : le droit civil (qui décide et qui occupe), la fiscalité (ce que cela coûte) et la trésorerie (ce que cela rapporte ou immobilise).

1. Vendre le bien

La vente transforme un actif illiquide en liquidités partageables, éteint l'indivision, sort le bien de l'assiette IFI et met fin aux charges. Elle exige l'unanimité des indivisaires, ou une autorisation judiciaire à la demande des indivisaires réunissant au moins 2/3 des droits (art. 815-5-1 du Code civil). Vendre au prix déclaré dans la succession neutralise en principe la plus-value.

2. Conserver en indivision

Solution d'attente : aucun droit de partage n'est dû tant que l'indivision perdure. Mais chacun supporte charges, taxe foncière et travaux au prorata de ses droits, l'indivisaire qui occupe seul doit une indemnité d'occupation (art. 815-9 du Code civil) et tout indivisaire peut provoquer le partage. Une convention d'indivision (art. 1873-1 et s.) permet de nommer un gérant et de fixer les règles.

3. Louer le bien

Les loyers financent les charges et parfois les droits de succession. Un bail d'habitation requiert l'accord des indivisaires représentant 2/3 des droits ; un bail commercial ou rural, l'unanimité. Les revenus fonciers sont imposés au barème de l'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, avec micro-foncier (abattement 30 %) jusqu'à 15 000 € de loyers.

4. Attribuer le bien à un héritier

Le bien sort de l'indivision au profit d'un seul, qui verse une soulte aux autres. Le partage est taxé à 2,5 % de l'actif net partagé, et non aux droits de vente, dans la limite des droits de chacun. L'attribution préférentielle du logement ou de l'exploitation peut être demandée (art. 831 et s. du Code civil).

5. Attribuer le bien au conjoint survivant

Le conjoint marié, exonéré de droits de succession, peut obtenir l'attribution préférentielle de la résidence principale qu'il occupait (art. 831-2 et 831-3 du Code civil), en pleine propriété avec soulte, ou en usufruit / droit viager d'habitation, moins coûteux. Attention à sa trésorerie et à la réserve des enfants d'une autre union.

Et la SCI ?

Quand le bien est détenu par une SCI, ce sont les parts qui sont transmises, ce qui évite l'indivision sur l'immeuble et permet des donations progressives tous les 15 ans. En contrepartie : comptabilité, assemblées, et régime de plus-value différent (art. 150 UB du CGI pour une SCI à l'IR ; plus-values professionnelles à l'IS).

Les chiffres à connaître

Les impôts qui décident du meilleur scénario

Impôt ou droitTaux / seuilQuand il s'applique
Droits de succession en ligne directe5 % à 45 % après 100 000 € d'abattement par enfantToujours, sur la valeur transmise (CGI, art. 777 et 779)
Abattement résidence principale−20 % de la valeur du logementLogement occupé au décès par le conjoint ou le partenaire (CGI, art. 764 bis)
Plus-value immobilière19 % + 17,2 %, abattements dès la 6e annéeVente à un prix supérieur à la valeur successorale (CGI, art. 150 U)
Droit de partage2,5 % de l'actif net partagéPartage de l'indivision, avec ou sans soulte (CGI, art. 746 et 750 II)
Droits de mutation (licitation)≈ 5,80 %Rachat de part au profit d'un tiers à l'indivision
IFI0,5 % à 1,5 % au-delà de 1 300 000 €Conservation du bien, usufruitier imposé sur la pleine propriété (art. 968 du CGI)
Revenus fonciersTMI + 17,2 %, micro-foncier jusqu'à 15 000 €Mise en location du bien

Questions fréquentes

Bien immobilier et succession : vos questions

Que devient un bien immobilier après un décès ?

Le bien tombe en indivision entre les héritiers dès le décès (art. 815 du Code civil), avec le conjoint survivant selon ses droits. Quatre issues sont possibles : conserver le bien en indivision (ou via une SCI), le louer, le vendre, ou l'attribuer à un héritier ou au conjoint avec ou sans soulte. Nul n'étant contraint de rester en indivision, chaque indivisaire peut provoquer le partage à tout moment ; à défaut d'accord, le partage judiciaire est demandé au tribunal (art. 840 du Code civil).

Un héritier paie-t-il une plus-value quand il vend le bien hérité ?

Le prix d'acquisition de l'héritier est la valeur déclarée dans la déclaration de succession, majorée des frais réellement supportés. Vendre au prix déclaré ne dégage donc en principe aucune plus-value taxable. Si le prix de vente est supérieur, la plus-value est imposée à 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux, avec abattements pour durée de détention à compter de la 6e année (art. 150 U et suivants du CGI). La vente de la résidence principale du vendeur est exonérée.

Combien coûte le droit de partage ?

Le partage d'une indivision successorale est soumis à un droit de 2,5 % de l'actif net partagé (CGI, art. 746 et 750 II) : 10 000 € pour un actif de 400 000 €. Ce droit reste dû en cas de partage avec soulte, dans la limite des droits de chacun. Si un héritier rachète la part d'un tiers hors partage (licitation au profit d'un tiers), ce sont les droits de mutation d'environ 5,80 % qui s'appliquent.

Comment se calcule la soulte en cas d'attribution à un héritier ?

La soulte est la différence entre la valeur du bien attribué et la part théorique de l'attributaire dans la succession. Pour un bien de 400 000 € et une part héritée de 100 000 €, la soulte due aux autres héritiers est de 300 000 €. Elle doit être financée (épargne, prêt, échelonnement garanti dans l'acte) et son évaluation dépend directement de la valeur retenue pour le bien.

Le conjoint survivant peut-il rester dans le logement ?

Oui. Il bénéficie d'un droit temporaire au logement d'un an, gratuit, sur la résidence principale (art. 763 du Code civil), puis, s'il est marié et le demande dans l'année, d'un droit viager d'habitation et d'usage (art. 764 du Code civil), dont la valeur s'impute sur ses droits successoraux. La résidence principale occupée bénéficie en outre d'un abattement de 20 % pour le calcul des droits (CGI, art. 764 bis).

Conserver le bien peut-il déclencher l'IFI ?

Oui. Le patrimoine immobilier reçu s'ajoute au patrimoine immobilier personnel de l'héritier. Au-delà de 1 300 000 € net taxable, l'IFI est dû, avec une décote entre 1,3 et 1,4 M€. L'usufruitier est en principe imposé sur la valeur en pleine propriété du bien (art. 968 du CGI), ce qui peut peser lourdement sur un conjoint usufruitier.

Version complète

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Dans votre espace personnel, le parcours va plus loin : identification détaillée du bien, indicateur de fiabilité de la valeur, taux d'impôt et charges paramétrables, hypothèses à ±5 % et ±10 %, comparaison des options du conjoint (usufruit total ou quart en pleine propriété), calcul des soultes, score de complexité, rapport imprimable et recommandation rédigée par l'Assistant IA.